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Les indispensables Repères Pratique Présentation Visites Où dormir ? Où manger ? Où prendre un verre ? Où sortir ? Shopping A voir Présentation Visites Où dormir ? Où manger ? Où prendre un verre ? Où sortir ? Shopping A voir Présentation Visites Où dormir ? Où manger ? Où prendre un verre ? Où sortir ? Shopping A voir Présentation Visites Où dormir ? Où manger ? Où sortir ? Shopping A voir Présentation Visites |
> Présentation Présentation Il y a l’austère et magnifique mausolée du sultan Moulay Ismaël. Ses sinistres prisons et ses écuries démesurées. Le calme bassin de l’Agdal et l’imposante Bab Mansour, dont l’esplanade fut visiblement construite pour servir d’écrin aux fêtes du pouvoir. Il y a aussi un musée, des mosquées, des medersas et tant de souks. Mais Meknès, véritablement, est ailleurs. On parle souvent des remparts de Marrakech. Et pourtant, ceux de Meknès sont bien plus évocateurs. La ville n’est que murs vertigineux et massifs qui se prolongent et s’entrecroisent. Quel sentiment de puissance s’en dégage ! Quel sentiment d’éternité ! Reconstruite au XVIIe siècle pour satisfaire l’orgueil du puissant sultan, elle semble être sortie de terre depuis les origines du monde. Probablement est-ce pour cela que Meknès sait être aussi rassurante, aussi attachante. Murs de médina, murs de kasbah, murs de palais… Enchevêtrement de barrières ocre jaune qui confèrent à la ville une lumière florentine. Meknès est la ville la plus douce du Maroc, bien même si ses fondations doivent beaucoup à la cruauté de Moulay Ismaël. Contemporain de Louis XIV, il prétendait lui aussi au statut de Soleil : des milliers d’ouvriers périrent dans la réalisation de sa cité. Sont-ce ces âmes sacrifiées et errantes qui la protègent ? La ville semble inaltérable sous sa lumière jaune de perpétuel automne. Contrastes. On trouve ici, à l’orée de la cité, les plus grandes plantations du Maroc. Contre le safran des remparts, le vert lumineux des champs cultivés. Contraste encore des physionomies fines des populations berbères, ambrées par leur mélange avec les nombreux soldats et esclaves noirs du palais. Les habitants de Meknès, paysans ou descendants des domestiques impériaux, constituent la population la plus douce du Maroc, comme sa gastronomie est la plus sucrée. Face à la médina, la ville nouvelle a la candeur d’une sous-préfecture. La chaleur y est vite accablante, et la “belle vie”, alors, n’hésite pas à prendre le dessus. A Meknès, ville de la chair parce que ville des moissons, les vallons sont dédiés à la culture de la vigne. L’ivresse est donc, là, moins taboue qu’ailleurs. Ivresse encore de la beauté et de la richesse de cette campagne, d’où émerge la magnifique Volubilis. Les ruines de la cité romaine s’ouvrent sur une vallée tapissée d’herbe pâle. Entre les cigognes nichant dans les cyprès et les paysans conduisant leurs bœufs au labour, on n’attend plus que l’apparition d’un pâtre antique. Idyllique. Non loin, la sévère Moulay Idriss est la plus importante ville sainte du Maroc. Blanche bourgade accrochée à ses deux collines, elle se ferme rapidement aux visiteurs non-musulmans. Le Zerhoun qui la domine, col aux pentes douces, offre sa vue sur la plus belle campagne du monde. Où dormir ? Trouver un bel hôtel à Meknès n’est pas chose facile. Le Zaki est éloigné du centre-ville. Le Transatlantique est touchant, avec son aile années 30 agréable mais défraîchie, et sa partie plus récente confortable mais sans âme. Une adresse convaincante, bien que modeste : le Majestic, avenue Hassan II. Tous ces hôtels se trouvent dans la ville nouvelle. Près des palais anciens, dans la médina, une maison d’hôte est aujourd’hui devenue la référence, le Riad, qui est aussi la meilleure table marocaine de Meknès. Où manger ? D’ailleurs, pour prendre un repas, la ville compte encore peu d’adresses exceptionnelles. On notera la présence de nombreux snacks et sandwicheries dans la ville nouvelle, qui peuvent dépanner d’une façon tout à fait honorable. Deux autres tables sortent du lot : le Collier de la Colombe, dans la médina, qui s’est fait une spécialité de la truite de l’Atlas, et la Coupole en centre-ville, qui offre une carte internationale acceptable, dans un cadre de pub assez chic. Où prendre un verre ? En happy hour, on ira prendre un verre dans l’un des bars populaires de la ville, calmes en général, toujours assez glauques, mais où règne une certaine ambiance jusqu’à minuit. Le Vox reste ouvert toute la nuit. Meknès abrite quelques discothèques, sombres et sinistres. Celle qui remporte tous les suffrages est à l’hôtel Zaki : un très bel espace, bien aménagé, qui pourrait rivaliser avec les grandes discothèques de Marrakech ou de Casablanca. Les week-ends et l’été, c’est comble. Shopping On conseillera de prêter une attention particulière aux tapis, qui sont vendus ici à des prix abordables. Le choix est assez intéressant. L’artisanat est le même que partout ailleurs dans les petites villes, et il est difficile de dénicher des objets rares. Néanmoins, deux petits brocanteurs ont réussi à constituer des collections personnelles assez intéressantes. |
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