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Les indispensables Repères Pratique Présentation Visites Où dormir ? Où manger ? Où prendre un verre ? Où sortir ? Shopping A voir Présentation Visites Où dormir ? Où manger ? Où prendre un verre ? Où sortir ? Shopping A voir Présentation Visites Où dormir ? Où manger ? Où prendre un verre ? Où sortir ? Shopping A voir Présentation Visites Où dormir ? Où manger ? Où sortir ? Shopping A voir Présentation Visites |
> Présentation Présentation Pour certains, la visite de Fès peut s’apparenter à une révélation. Malgré les ruelles endormies, on sent sourdre le prestigieux passé de cette ville. Fondée par le créateur du royaume, le saint Moulay Idriss, elle fut une importante capitale dès le VIIIe siècle. Si, plus tard, son destin fut de rivaliser avec Marrakech pour garder ce statut, elle resta toujours le foyer de la culture “officielle” marocaine. Ainsi, c’est avant tout la richesse qui se lit dans sa topographie. Derrière les grands murs aveugles et lépreux de la vieille ville, des palais aux jardins impressionnants se sont érigés. Dans chaque quartier furent élevées des mosquées où se fondait la pensée, la célèbre Qaraouiyine en tête. On créa des medersas où s’entretenait une tradition religieuse, des zaouias par lesquelles cette même tradition était diffusée. Elles furent les instruments de la puissance de Fès, jointes au rôle économique des souks et de leurs négociants retors. Aujourd’hui, la cité est quelque peu désertée par son élite, partie à Rabat diriger le royaume et à Casablanca pour attiser ses finances. La ville nouvelle, choyée par Lyautey, reste un très beau modèle d’urbanisme colonial, investi par la petite bourgeoisie locale. Mais la vie est toujours intense dans la médina qui absorbe l’exode rural. Toute la foule du petit peuple continue de circuler dans ses ruelles en pentes. Du Mellah, quartier juif parmi les plus importants du croissant arabe, aux pieds de Fès El Bali, le quartier le plus ancien, l’appel à la prière renouvelle cinq fois par jour le pacte avec l’existence. A l’heure du muezzin, regarder la ville depuis ses hauteurs donne le sentiment d’être investi par ce monde millénaire. Les musées de Fès sont parmi les plus beaux et les mieux fournis du Maroc. Installés dans d’anciens palais, ils présentent l’artisanat et les traditions du pays. Le Festival des musiques sacrées, au mois de juin chaque année, attire une foule d’amateurs venus écouter les musiques liturgiques des religions du Livre. C’est ainsi que Fès perpétue sa façon d’être. Mais la foule des petits artisans en est un symbole encore plus fort. Les tanneurs offrent une vision spectaculaire de leur activité. Les dinandiers, les ferblantiers, les ébénistes ou les tisserands entretiennent eux aussi un savoir-faire millénaire. Quant aux céramistes, leur célèbre bleu de Fès devra traverser les siècles. Evoquer Fès sans parler de sa campagne, c’est amputer la ville d’une partie de son âme. De Moulay Yacoub, station thermale, à Sefrou ou Azrou, petites villes de montagne, Fès ouvre sur les doux vallons du Moyen Atlas. On y visite la seule cédraie de l’Afrique du nord, on y parcourt des forêts nées de cascades, on y rencontre d’intrépides colonies de singes. C’est aussi dans ces régions que sont tissés les plus précieux tapis du Maroc. Où dormir à Fès ? Les hôtels, à Fès, posent un peu problème. Il y a quelques palaces aux infrastructures impeccables, tels que le Palais Jamaï, le Jnan Palace (où l’accueil est navrant) ou le Menzeh Zalagh. Dans une catégorie moyenne, dans la ville nouvelle uniquement, ce sont soit de vieux hôtels fatigués, soit de nouveaux établissements sans aucune âme. L’hôtel de la Paix ou le Grand Hôtel datent respectivement des années 30 et 40 et sont peut-être les moins désagréables. L’hôtel Batha, plus récent mais aux franges de la médina, est celui que nous conseillerions. Enfin, pour les tout petits budgets qui n’ont pas peur du manque de confort, les alentours de Bab Boujeloud sont truffés de modestes pensions, dont la pension Batha (rien à voir avec l’hôtel) est sans aucun doute la moins spartiate. Où manger à Fès ? C’est à Fès et Marrakech qu’est née la gastronomie marocaine. Si dans la capitale du sud on ne sait plus où donner de la tête tant il y a de restaurants, et parmi les meilleurs du Maroc, Fès laisse sur sa faim… On mange très bien au Dar Tazi, et après, on ne sait plus trop où aller. De magnifiques restaurants vendent plus leur décor de palais qu’une réelle gastronomie, bien qu’on y mange correctement. Mais rien d’exceptionnel. On dira donc que pour essayer de goûter à la cuisine marocaine, on ira du côté de la vieille médina. Quand on en aura assez des tagines et autres pastillas, on ira savourer un plat de cuisine internationale dans la ville nouvelle, où le Zagora et la Médaille sont les deux établissements qui sortent du lot. Outre cela, on trouve dans ce quartier pas mal de pizzerias et de restaurants à prétention asiatique. Pour ceux qui voudront épargner leur budget de charges trop lourdes, autour de Bab Boujeloud une multitude d’estaminets offrent des petits plats pour environ 50 dh le repas. Une placette est investie de terrasses très agréables, desquels on assiste au spectacle de trafics incompréhensibles mais bien réels. Il est important de souligner que toute la zone sent l’huile de friture… Où boire un verre à Fès ? Pour déguster une boisson non alcoolisée, la médina offre quelques rares possibilités. Nous avons apprécié le musée Belghazi pour son calme. Il est même possible (et pourquoi pas ?) d’aller prendre un thé aux côtés des tanneurs, à condition d’être quelque peu stoïque et ne pas trop regarder sur la propreté de la théière. Mais le vrai plaisir semble être de s’offrir un soda à la terrasse de l’un de ces cafés des années 40, sur le boulevard Mohamed V ou l’avenue Hassan II, d’une désuétude – et décrépitude aussi – très émouvante. Pour un apéritif, Fès possède de nombreux bars populaires dans sa ville nouvelle, en général mieux famés et moins fatigués que dans les autres villes. Il reste que le mieux est d’aller sur les terrasses du Palais de Fès : service extrêmement nonchalant, vue sublime. Sur les bords des piscines du Palais Jamaï ou du Jnan Palace, un moment agréable est assuré. Depuis l’hôtel Mérinides, c’est une très belle vue sur toute la ville qui est garantie. Où sortir le soir à Fès ? Bonne question ! Mais tout d’abord, au contraire de Marrakech et de Tanger surtout, va-t-on à Fès pour y faire la nouba ? (La question est d’autant plus pertinente qu’à l’origine, la nouba est une des formes de la musique andalouse). Nous craignons que non. Fès est une ville à visiter, où l’on peut s’imprégner d’une culture, mais en aucun cas elle ne peut être prise pour un ersatz d’Ibiza ! On ira donc, pour les discothèques populaires qui permettent de jouir d’une certaine animation les week-ends, au Sofia ou au Wassin, deux hôtels très proches l’un de l’autre sur l’avenue Hassan II. Plus chic, mais aussi plus austère, la discothèque du Jnan Palace attire une clientèle de touristes peu baroudeurs et de Marocains en énorme Mercedes, tous conscients de se retrouver dans ce monde merveilleux des nantis de la terre… Shopping à Fès Les deux grands foyers de création de l’artisanat marocains sont Fès et Marrakech. C’est cette dernière qui a su attirer tous les grossistes où les décorateurs du monde entier viennent s’approvisionner. Il en résulte une nébuleuse de petites boutiques et de bazars qui vivent autour de ces gros marchés. A Fès, rien de tout cela. La plupart des bazars sont sur la Talaa Kbira. Point. On y trouve de très rares brocanteurs et antiquaires, pas de jeunes créateurs, rien que du classique. Par ailleurs Fès est resté sur les principes d’antan, où rien ne sert de gagner une clientèle, mieux vaut faire un bon coup. Nous ne pouvons dès lors vous conseiller que deux choses : évitez d’être accompagné d’un “faux-guide” pour vos achats, qui fera gonfler votre facture afin de gagner une plus grande commission ; achetez là où les prix sont affichés. En revanche, Fès a de nombreuses coopératives d’artisans qui, si elles hideuses d’apparence, ont beaucoup d’objets à des prix raisonnables et affichés. Mais les très belles pièces y sont assez rares, étrangement. |
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