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Les indispensables Repères Pratique Présentation Visites Où dormir ? Où manger ? Où prendre un verre ? Où sortir ? Shopping A voir Présentation Visites Où dormir ? Où manger ? Où prendre un verre ? Où sortir ? Shopping A voir Présentation Visites Où dormir ? Où manger ? Où prendre un verre ? Où sortir ? Shopping A voir Présentation Visites Où dormir ? Où manger ? Où sortir ? Shopping A voir Présentation Visites |
> Repères Histoire En bref Un esprit régionaliste à l'origine d'une succession de dynasties • Un territoire convoité par bien des conquérants • Des Phéniciens aux Français : un pays marqué par diverses influences étrangères Le Maroc antique Au XIe siècle av. JC, les Phéniciens établissent des comptoirs. Ce sont les premiers des conquérants qui vont convoiter ce territoire alors peuplé de tribus berbères. Les Phéniciens sont évincés par les Carthaginois auxquels succèdent les Romains. Les ruines de Volubilis témoignent de la présence romaine du IIe au IIIe siècle ap. JC. Le Maroc est ensuite envahi par les Vandales puis par les Byzantins. Naissance d'un Etat arabo-musulman C'est en 698 que les Arabes, venus de la péninsule arabique, parviennent à chasser les Byzantins d'Afrique du Nord. A la tête des armées de conquête, Moussa ibn Noceir choisit de sympathiser avec les tribus berbères rebelles et parvient à les convertir à l'islam. Mais si le Coran s'impose dans le pays, il en va autrement des gouverneurs arabes qui en sont chassés. Toutefois en 780, Moulay Idriss, un Arabe qui fuit les persécutions de la dynastie abasside (Bagdad), arrive au Maroc. Descendant du prophète, il inspire confiance et respect aux tribus berbères. En 788, il établit une dynastie qui domine le Nord. C'est la naissance du premier Etat marocain. Le premier souverain de l'histoire du Maroc prête alors serment à Volubilis. Empoisonné sur les ordres du calife de Bagdad, il meurt en 791. C'est son fils, âgé de 11 ans, qui lui succède en 803. Il fonde la ville de Fès en 809. Sous son règne, le pays connaît une certaine stabilité qui ne lui survit pas longtemps. Au milieu du siècle suivant, l'influence des Idrissides décline. Les dynasties Fatimides et Omeyades tentent de s'immiscer au Maroc. Le chaos qui en résulte profite aux Almoravides, une tribu originaire du Sud. Les dynasties berbères (du XIe au XVe siècle) Berbères du Sud marocain, les Almoravides sont dirigées par Youssef Ibn Tachfin. Ils fondent un vaste empire qui comprend l'ouest de l'Algérie et l'Espagne musulmane. Sous leur règne, le pays connaît une grande prospérité. Ils fondent Marrakech dont ils font leur capitale en 1062 et qui devient un grand centre artistique. Les remparts qui entourent la médina datent de cette époque. Le pouvoir étant éphémère, la dynastie almoravide est évincée par les non moins berbères Almohades. Venus de l'Atlas, ils prennent Marrakech en 1147. A l'instar de leurs prédécesseurs, ils cherchent à étendre leur influence. Leur forte expansion territoriale les mène jusqu'à Tunis et Lisbonne-Valence. Grands bâtisseurs, ils développent et embellissent les villes. Yacoub el Mansour qui gouverne de 1184 à 1199 fait de Rabat sa capitale. On lui doit la Tour Hassan et la Kasba des Oudaya à Rabat, la Koutoubia à Marrakech. Au terme d'un siècle, les luttes fratricides et l'immensité de l'empire ont raison de la dynastie almohade. Dès 1269, les Mérinides, Berbères des hauts plateaux, prennent le pouvoir. Ils poursuivent les mêmes ambitions : étendre l'empire ibéro-maghrébin. Ces aspirations ne les empêchent pas d'élever nombre de constructions. Sous le règne d'Abou Hassan (1331-1351) sont érigées la nécropole du Chellah à Rabat et de nombreuses medersas. En 1358, les vizirs usurpent le pouvoir et plongent le pays dans un siècle de chaos. Les Saadiens (1554-1659) Prolongeant la reconquête au XVe siècle, les Ibères en profitent pour s'établir sur les côtes marocaines. Les Portugais prennent Ceuta, Tanger, Safi, Azzemour, Mazagan (el-Jadida) et Agadir ; les Espagnols occupent Melilla en 1497. Le pays connaît une crise économique qui se déroule sur fond de luttes de succession. En ces temps de troubles, émergent les Saadiens. Descendante du prophète, cette tribu arabe est originaire des confins du Sahara. Les Saadiens reprennent Agadir aux Portugais (1541) et conquièrent le Maroc. En 1578, la Bataille des Trois Rois met fin à la domination portugaise. En 1603, Ahmed el Mansour s'oppose aux Ottomans qui ont déjà mis la main sur l'Algérie et la Tunisie. De ces victoires militaires, le clan au pouvoir tire prestige et richesse. Aussi connaît-il un âge d'or qui se traduit notamment par la construction de monuments dont le mausolée des Saadiens à Marrakech et le Borj Nord à Fès. Mais l'agitation tribale met un terme au règne de cette famille. L'avènement des Alaouites Pendant que les Saadiens matent les sempiternelles rébellions locales, les chérifs alaouites du Tafilelt, avec à leur tête Moulay er-Rachid, parviennent à s'imposer. Son successeur, Moulay Ismael, fonde Meknès où il installe sa capitale. On lui doit le monumental Bab Mansour qui s'élève dans cette ville. Son goût pour la bâtisse ne l'empêche pas de veiller à la stabilité et à l'indépendance de son pays. Il évince les Espagnols qui ne conservent que quatre comptoirs sur la côte nord. Toutefois, à sa mort, les clans reprennent leurs luttes intestines. Un pays ainsi divisé ne peut que tenter les puissances européennes en mal de colonialisme. Le Maroc à l'heure des convoitises européennes (1830-1912) En 1830, la France occupe déjà l’Algérie voisine et convoite le Maroc que la Grande-Bretagne et l'Espagne lorgnent aussi. Les tensions entre le royaume et la France sont à leur comble en 1844. Le 14 août éclate la bataille d'Isly. C'est la première grande défaite marocaine face à l'armée française. De leur côté, les Britanniques imposent un traité qui garantit le libre échange en 1859. Quant aux Espagnols, ils installent des têtes de pont sur la côte. En avril 1906, la conférence d'Algéciras place le Maroc sous la tutelle de la France et de l'Espagne. En 1909, lorsque Moulay Abdelhafid devient sultan, la France contrôle quasiment le pays et l'Espagne a déjà envoyé des troupes dans le nord du territoire marocain. Le protectorat français (1912-1956) La signature du traité de protectorat à Fès en 1912 provoque de violentes émeutes. Moulay Hafid abdique au profit de son frère Moulay Youssef et le Maréchal Lyautey est nommé résident général. On lui doit l'édification de la partie moderne de trois villes : Fès, Marrakech et Rabat. Dans la capitale, la gare ferroviaire, la poste centrale et la Banque d'Etat figurent parmi les bâtisses érigées à cette époque. La domination européenne et l'arrivée massive des colons donnent lieu à de nombreuses révoltes. La plus importante, la Guerre du Rif (1921-1926), est menée par Abd el-Krim. Petit à petit, l'opposition, née dans les montagnes, gagne les villes. Le mouvement nationaliste urbain constitue en 1930 le premier parti politique, le comité d'action marocaine. Cette formation fondée par Allal el Fassi, Ouazzani et Balafrej, demande l'abolition du protectorat. En 1944, l'Istiqlal, issu d'une scission de ce premier parti, publie un manifeste qui réclame l'indépendance. Parallèlement, de violentes émeutes se multiplient à Rabat, Casablanca et Fès. En 1952, Mohammed V, intronisé sultan en 1927, écrit à Paris pour demander la révision du protectorat. En guise de réponse, la Résidence interdit le parti de l'Istiqlal et le parti communiste. Elle exige la déposition du sultan qui est contraint d'abdiquer. En 1953, Mohammed V est exilé en Corse puis à Magadascar. Néanmoins, le développement de mouvements de résistance marocains se poursuit et le contexte international contraint la France à se retirer. Le sultan rentre au Maroc et l'indépendance est officialisée le 2 mars 1956. Le Maroc indépendant Cinq mois après son retour, Mohammed V, forme le premier gouvernement marocain indépendant. Jusqu'à son décès en 1961, il joue un rôle de médiateur par rapport aux formations politiques. Son fils et successeur, Hassan II, parvient à affaiblir les partis mais se heurte à la résistance de l'armée. Il essuie deux tentatives de coup d'Etat en 1971 et 1972 qui illustrent les difficultés du régime. La Marche Verte, qu'il organise en 1975 pour rattacher au Maroc l'ancien Sahara espagnol, consolide le consensus national et contribue à sa popularité. Mais si Madrid se résigne à abandonner ce territoire, les populations locales souhaitent être autonomes. La détente politique survenue à la suite de la Marche Verte ne dure guère. L'opposition se manifeste chez les masses récemment urbanisées. Elle donne lieu à de sanglantes émeutes. La décennie 1980 est marquée par une sévère répression. L’ouverture politique ne s'esquisse qu'à partir de 1992 avec la tenue d'élections locales et d'un référendum. En 1997, Abderrahmane Youssoufi, un ancien opposant, est nommé Premier ministre. La fin du règne de Hassan II est marquée par un souffle de démocratisation. Six ans avant sa mort, il inaugure l'un des plus grandioses monuments marocains, la Mosquée Hassan II à Casablanca. Depuis son décès, en juillet 1999, c'est son fils Mohammed VI qui occupe le trône alaouite. Six dates clés 788 : création de l'Etat marocain. 808 : fondation de la ville de Fès 1660 : avènement de la dynastie alaouite. 1912 : signature du traité de Fès qui instaure le protectorat. 1956 : accession à l'indépendance. 1999 : Mohammed VI, nouveau roi, succède à son père Hassan II.
Politique et économie La vie politique En bref Le pouvoir entre les mains d'un seul homme : le roi • Deux chambres • Une pléthore de partis Le Maroc est dirigé par le roi Mohammed VI qui est à la fois le chef de l'Etat et le guide religieux. Durant le règne de son père (Hassan II), la constitution a été considérablement modernisée notamment grâce à l'introduction du bicaméralisme. Néanmoins, le Maroc reste une monarchie absolue. Le souverain nomme et renvoie le Premier ministre et les membres du cabinet. Il peut aussi dissoudre le parlement. Le parlement Les députés élus gèrent les questions économiques et sociales. Les 325 membres de la Chambre des Représentants sont élus au suffrage universel pour un mandat de cinq ans. Les 270 membres choisis au sein d'associations professionnelles et de municipalités constituent la Chambre des conseillers. Un système de partis très nombreux Les plus importants sont l'Union Socialiste des Forces Populaires, dont le leader Abderrahmane Youssoufi occupe actuellement le poste de Premier ministre, l'Union Constitutionnelle, le Rassemblent National des Indépendants, le Mouvement Populaire, le Mouvement Démocratique et Social, le Parti de l'Istiqlal et le Mouvement National Populaire. Les médias En bref Une presse qui s’est beaucoup développée • Des journalistes de plus en plus audacieux mais le censeur veille ! • Les chaînes nationales délaissées pour le satellite La presse écrite Le kiosque marocain s'est beaucoup enrichi ces dernières années. On compte près de 644 publications, dont 430 arabophones, 199 francophones, huit berbérophones, six anglophones et une hispanophone. Parmi les 19 quotidiens, il faut citer Le Matin du Sahara qui couvre de près les activités royales. L'Opinion ne se distingue du premier que par une meilleure couverture de l'actualité du monde arabe. Pas toujours tendre à l'égard du gouvernement, Bayane al-Youm est le journal du Parti du progrès et du socialisme. Il existe en version arabe et française. Libération est l'organe de l'Union socialiste des forces populaires. Parmi les hebdomadaires citons Le Journal et son pendant arabophone, Assahifa. Tous deux affichent une liberté de ton qui leur vaut parfois des déboires. Fondé par un ancien du Journal, Demain figure parmi les derniers-nés. Maisons du Maroc comblera les amateurs d'architecture et de décoration. Femmes du Maroc ou Citadine reflètent la vie des jeunes femmes émancipées et aisées. Radio et télévision La RTM, station nationale, émet en arabe et en français. Médi 1 est une station privée bilingue (français, arabe) qui émet depuis Tanger. Elle couvre l'actualité internationale. On peut également capter RFI. Il existe deux chaînes télévisées nationales : une publique (TVM) et une privée (2M). Mais les foyers marocains, dotés pour la plupart d'une parabole, préfèrent les chaînes étrangères. Economie En bref Des handicaps pesants • Des recettes stables, d’autres qui dépendent de la météo • Des dettes à reconvertir et la confiance de l’Europe Après des années de morosité, le Maroc semble voir le bout du tunnel. Néanmoins, la population qui ne cesse de croître, un chômage important (40 % de la population active), un secteur public pléthorique et le faible niveau des investissements étrangers constituent des handicaps majeurs. Les recettes proviennent surtout de l'agriculture, des mines, du tourisme (1/5e de ces recettes budgétaires) et des transferts des Marocains résidants à l'étranger (18 milliards de dirhams). L'un des talons d'Achille du Maroc est la dépendance de son secteur agricole, et par un effet de boule de neige, de toute son économie, à l'égard d'une pluviométrie capricieuse. Les récentes opérations de privatisations ont permis au secteur privé de se développer. Néanmoins, l'état reste un acteur clé. Le Maroc est très endetté (18,9 milliards de dollars). L'Espagne, l'Italie, la France (son premier partenaire commercial) sont favorables à la reconversion de cette dette en investissements. Mais le principal espoir du royaume réside dans l'accord de libre échange signé avec l'Union européenne. Or pour en profiter réellement, le pays devra moderniser et diversifier son tissu industriel. |
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