ACCUEIL TROUVER L'IDEE LES PROMOS ACHETER/RESERVER S'INFORMER LOCATIONS VOITURES

Vienne

 >  Repères

Arts

Peinture et arts plastiques

En bref

La peinture italienne domine • Klimt ou la naissance de la peinture viennoise • L’expressionnisme ou l’art à vif

Accrochée à un pilier de la cathédrale

La chaire de Maître Pilgram est le chef-d’œuvre de la sculpture du gothique flamboyant. Ce maître, dont le buste se détache en haut-relief sous la rampe, signe ainsi son œuvre et sort de l’anonymat des corporations médiévales. Des crapauds maléfiques poursuivent les salamandres du bien sous les yeux des quatre pères de l’église.

Allegro !

Une peinture foisonnante s’épanouit au plafond des palais et au creux des coupoles d’églises. Les artistes italiens dominent : Gregorio Guglielmi peint les moments clés du règne de Marie-Thérèse dans la grande galerie de Schönbrunn. Carlo Carlone à la manière de Tiepolo, divinise le prince Eugène en Apollon dans la salle de marbre rose du Belvédère supérieur. Andrea del Pozzo, virtuose du trompe-l’œil, offre un spectacle pictural étourdissant dans l’église des Jésuites. Les scènes les plus représentées sont des apothéoses, des visions de paradis et des allégories de victoires.

Gustave Klimt

En dehors du mouvement sécessionniste, Klimt est un peintre à part entière. Formé à l’Académie des Arts Décoratifs, Klimt évolue d’abord dans un répertoire classique. Il travaille au décor des bâtiments du Ring ainsi qu’à de nombreuses commandes privées. Mais il cherche son propre langage artistique. Amoureux de la nature et de ses atmosphères, influencé par les estampes japonaises et la photographie, il crée des paysages où la sérénité onirique oublie les bouleversements du monde moderne. Puis il s’intéresse aux femmes de la bonne société viennoise. Sur des fonds décoratifs précieux et orientalisants, il dématérialise leur corps et fait surgir leur visage dans une phosphorescence irréelle. Klimt diabolise ainsi la femme moderne émancipée, qu’il tente d’apprivoiser par la peinture.

L’expressionnisme viennois

Si l’art viennois vous a semblé jusqu’ici harmonieux dans sa diversité, la vision des tableaux d’Egon Schiele et d’Oskar Kokoschka, risque de vous faire changer d’opinion. Peintres tous deux bouleversés par les œuvres de Van Gogh et de Munch, ils apprivoisent la touche de l’un et la violence de l’autre pour exprimer de manière incisive et convulsive, les drames personnels conjugués au présent de la première guerre mondiale.

6 Tableaux emblématiques

L’Apothéose de Saint-Charles-Borromée, Johann Rottmayr, XVIIIe siècle, (Coupole de la Karlskirshe)

L’Assomption, Johann Rottmayr, XVIIIe siècle (Coupole de la Peterskirche)

Portrait de Sissi, Franz Xaver Winterhalter, XIXe siècle (Hofburg)

Schubert au piano, Gustav Klimt, 1899

Le Baiser, Gustav Klimt, 1907-08 (Musée du Belvédère supérieur)

La Famille, Egon Schiele, 1917 (Musée Léopold)

La Musique

En bref

Des balbutiements au génie de Mozart • Patrie du Romantisme • Question de génération

Maximilien Ier, luthiste et chanteur, introduit la musique savante à la cour. La musique italienne accompagne les arts baroques dans leur expansion européenne. L’opéra est le grand favori mais il ne reste pas longtemps un monopole italien. Gluck, Haydn et Mozart y veillent de façon magistrale. Beethoven né à Bonn mais établi à Vienne à partir de 1792, annonce à travers ses œuvres puissantes et dramatiques, le romantisme. Schubert exalte ce courant dans ses lieder alors que Johann Strauss distrait la cour avec la valse (Le beau Danube bleu). Influencés par Wagner, Brückner, Wolf et Malher amènent le romantisme à son apogée. Malher, sécessionniste, encourage l’avant-garde du XXe siècle et tout particulièrement Schönberg (Pierrot lunaire) qui invente le dodécaphonisme. Berg (Lulu) et Webern continuent son travail en tendant vers l’abstraction et la poésie pendant que Richard Strauss compose Le chevalier à la rose. Aujourd’hui, tradition et nouveauté cohabitent. Les Autrichiens sont attachés aussi bien à la musique folklorique originaire de Bavière, à la musique classique, qu’à la musique contemporaine en phase des vagues house et techno mondiales. On se souviendra aussi du regretté chanteur viennois Falco et de son fameux Kommissar

Wolfgang Amadeus MOZART, un Viennois mal aimé

L’équation Vienne = Mozart n’a pas toujours été vraie. Même si la Cour le gratifie du titre de compositeur de la chambre impériale, le prodige est mal aimé des Viennois et son œuvre incomprise. Grâce au comte de Thun et à la cantatrice Dussek, il part à Prague où il découvre un public inconditionnel et chaleureux. Don Giovanni fait un triomphe après avoir déplu à Vienne. Aujourd’hui, l’Autriche et son génie sont réconciliés. Industrie touristique oblige ! Mozart fait vendre des places de concert, des marionnettes et des chocolats. Le nouveau Musée de la musique l’immortalise. Justice est faite.

Architecture

En bref

François-Joseph architecte • Une sécession pour un art nouveau • L’écologie en demeure

L’art médiéval

Vienne a le charme et l’authenticité des villes d’histoire. La vieille ville s’est développée de manière à la fois concentrique et arbitraire, d’où le plaisir de déambuler dans les ruelles autour de l’église Saint-Rupert ou encore dans le quartier de l’église Maria Am Gestade. L’église Saint-Rupert est le seul témoignage de l’art roman viennois. De petite taille, aux murs et contreforts épais et compacts, avec de petites ouvertures, l’extérieur de l’édifice est caractéristique du XIIe siècle.

Maria Am Gestade est fort intéressante. Ses marches en façade descendaient directement au bord d’un ancien bras du Danube, accueillant ainsi pour l’office les bateliers dont elle était la paroisse. Le plus original est son plan. La perspective latérale respecte le dessin contraignant et étroit des rues médiévales. Cette église est une construction gothique avec des portails finement sculptés.

La cathédrale Saint-Etienne est le centre de Vienne. Sa flèche de 137 m de hauteur contraste avec les Tours des païens romanes, malgré les choux frisés gothiques hérissant les extrémités. On est surpris par sa largeur imposante et par sa faible luminosité. Enfin, la merveille des merveilles se trouve à l’extérieur, sur la toiture. En prenant du recul vers la Singerstrasse, de magnifiques tuiles vernissées à la manière bourguignonne, font apparaître l’aigle bicéphale, emblème de l’Empire des Habsbourg, portant le collier de la Toison d’or et tenant dans ses serres, les colonnes du temple d’Hercule des armoiries de Charles Quint.

Vienne baroque par excellence

Cet art, dont la plastique emphatique et l’iconographie extatique s’imposent au XIIe siècle, est l’instrument de deux pouvoirs.

Le premier, politique, est en quête de gloire et de magnificence. Le second, religieux, a hâte de retrouver ses brebis égarées par la Réforme protestante. Et c’est ainsi que les palais, les hôtels particuliers et les églises s’enorgueillissent d’une architecture grandiloquente, associant ou compliquant tous les styles artistiques antérieurs.

Fenêtres aux frontons divers, niches habitées par de grandes statues, porches soutenus par des atlantes puissants, coquilles et guirlandes décoratives rehaussées de dorures, façades colorées, vous attendent à chaque coin de rue. Comme des paravents déployés, agrémentés de gracieuses volutes et surmontés de coupoles à tambours, les églises viennoises vous surprendront encore davantage une fois à l’intérieur… L’art baroque atteint en effet son paroxysme dans l’antre du miracle des jésuites, la Jesuitenkirche.

L’Historicisme du Ring

François-Joseph organise un concours d’architecture pour l’aménagement de la nouvelle promenade du Ring, le boulevard qui entoure le centre historique de Vienne. Les lauréats sont Otto Wagner et Christian Forster. D’autres architectes se joignent au projet pour créer un ensemble historiciste, glorifiant les styles anciens. C’est le triomphe de la bourgeoisie sur l’Aristocratie : le pouvoir change de mains. Les édifices à vocation politique comme le Parlement néo-classique grec et l’Hôtel de ville néo-Moyen Age, voisinent avec les édifices culturels et religieux tels que l‘opéra néo-Renaissance et la Votivkirche néo-gothique.

Le mouvement Sécession ou Jugendstil

En réaction à l’art académique de la fin du XIXe siècle qu’il a suivi, Otto Wagner prône bientôt une architecture moderne et fonctionnelle. A la recherche de lignes épurées et nouvelles, il entraîne avec lui un jeune décorateur de l’art officiel à faire sécession : Gustave Klimt. Dans l’élan de la réconciliation unanime des arts et de l’artisanat, l’art devient un tout, où la conceptualisation d’un édifice ne va pas sans celle du papier peint ou de la petite cuillère du service du futur propriétaire.

Pour la revendication d’un art adapté au présent, sept jeunes artistes se réunissent dans la société du Hagen présidée par Klimt. Ils énoncent et concrétisent respectivement leurs aspirations, en éditant leur revue Ver Sacrum et en construisant en 1897 le pavillon de la Sécession. Ce dernier est un véritable Manifeste contre le style historiciste du Ring. Une frise, au-dessus de la porte d’entrée, clame “A chaque époque son art, à l’art sa liberté”. Cette volonté d’un Art nouveau fait son chemin de la Belgique à la Hongrie, avec ses caractéristiques culturelles propres. Sa modernité s’est en revanche communément exprimée dans l’utilisation de matériaux pratiques comme le fer et le verre. Les stations du métro viennois réalisées par Otto Wagner en témoignent.

Hundertwasser Haus

Edifiée en 1983, cette construction atypique relève d’un parti pris écologique. Dans un souci d’harmonie avec leur lieu d’habitation, l’architecte Hundertwasser destine ses futurs occupants à un contexte de liberté et de créativité. L’asymétrie, l’inégalité des niveaux, la négation des angles droits, les arbres plantés sur les balcons, le tout coloré par Peter Pelikan, font de cet ensemble une expérience unique.

Un style, un monument

Baroque et Rococo  : le Belvédère supérieur (1721)

Néo-Renaissance  : l’Opéra (inauguré en 1869)

Néo-Classique  : le Parlement (inauguré en 1883)

Biedermeier  : la synagogue de la rue Seitenstettengasse (XIXe)

Art nouveau  : la Maison aux Médaillons (1898)

Ecologique  : Hundertwasser Haus (1983)

Le Who’s who des architectes

Johann Bernhardt Fisher von Erlach (1656-1723) : formé comme sculpteur et décorateur en Italie, il devient surintendant des constructions impériales en 1705 et architecte de cour. La puissance de ses édifices le fait comparer au génial Bernini, magicien de la Rome baroque.

Johann Lucas von Hildebrandt (1668-1745) : il étudie l’architecture en Italie. A l’issue des campagnes du Piemont, il rencontre le prince Eugène de Savoie et le suit à Vienne comme architecte de cour.

Nicola Von Pacassi (1716-1790) : architecte de l’impératrice Marie-Thérèse (Hofburg et Schönbrunn).

Gottfried Semper (1803-1879) : il participe à l’aménagement du Ring. Il signe le Burgtheater et le célèbre musée des Beaux-arts (Kunsthistoriches Museum).

Otto Wagner (1841-1918) : le père de l’Art nouveau viennois et de l’élégante Majolikahaus.

Adolph Loos (1870-1933) : puriste à l’extrême, il est l’auteur de la maison sans sourcils de la Michaelerplatz. Ses marbres de couleurs sombres accentuent la rigueur de l’ensemble.

120 destinations
en un clin d'oeil.


Les tarifs de nos voyages sont affichés TTC (soit le prix du séjour HT complété des taxes obligatoires hors taxes de séjour):
prix "à partir de" et sous réserve de disponibilités. Ces tarifs n'incluent pas les frais de dossier et de dernière minute, ni les suppléments spécifiques susceptibles de s'appliquer à certaines destinations.
La société Karavel - Espace journalistes - Karavel recrute - Contactez-nous - Affiliation
Conditions de ventes
- Charte de Protection des Données - Contrats d'assurances - Agence de voyage Promovacances

Aux termes des dispositions légales en vigueur, telles que prévues à l'article L 121-20-4 du Code de la Consommation, nous vous informons que le droit de rétractation ne s'applique pas à votre commande.

Karavel - 17 rue de l'Echiquier 75010 Paris - SA au capital de 8.233.497 Euros -  RCS PARIS B 433 989 316 - Tél. : 0899 656 655(1.35 €/appel puis 0.34€/min TTC depuis un poste fixe) - Fax. : 01 48 01 51 33 - Email : info@karavel.com - Licence n° LI 075 05 0025 - Garant : Fortis, 29-30 quai de Dion Bouton 92800 Puteaux - RCP : Hiscox, 19 rue Louis le Grand 75002 Paris.

Arts, Peinture et arts plastiques - Guide Voyage Vienne - KARAVEL