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New York

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Pour se mettre dans l'ambiance

Nos livres favoris

Le New York des années 1890

L’aliéniste, Caleb Carr (1997) : sur les traces d’un serial killer qui assassine les enfants. Carr nous plonge dans les bas-fonds du Lower East Side et nous fait respirer les effluves de la grande bourgeoisie qui déjeune chez Delmonico’s. Le héros est un psychiatre, ami de Théodore Roosevelt, alors chef des forces de police de la ville.

Les années 1910

Ragtime, E. L. Doktorow (1975) : comme la musique dont il emprunte le nom, ce roman mélange les rythmes de plusieurs existences qui s’entrecroisent : un immigrant juif russe, une famille bourgeoise new-yorkaise et un musicien de jazz noir.

Les années 1950

L’attrape-coeurs, J. D. Salinger (1957) : le roman culte de millions d’Américains. Renvoyé de son lycée, Holden Caufield décide de déambuler dans New York. Cet itinéraire buissonnier marquera la fin de son adolescence.

La nuit

Nécropolis, Herbert Liebermann (1975) : écrit quand la ville était qualifiée de "city of crime", ce polar nous décrit le quotidien d’un médecin légiste de la morgue de Manhattan aux prises avec ses démons intérieurs. La métaphore d’un New York malade.

Les médias new-yorkais

Le bûcher des vanités, Tom Wolfe (1989) : ou comment une presse partiale et prête à tout pour un scoop ruine la vie d’un yuppie fortuné. Wolfe, un des chantres du nouveau journalisme, décrit un monde rongé par l’individualisme et le carriérisme. Traders, journalistes, procureurs, policiers : tout le monde en prend pour son grade.

Nos films favoris

Ville cinégénique s’il en est, New York a été filmée sous tous les angles. Le choix n’est pas évident mais il est éclectique.

L’aristocratie new-yorkaise

Le temps de l’innocence, Martin Scorsese (1993) : en 1875, une fresque émouvante sur le thème de l’amour impossible dans la haute société new-yorkaise, celle des Vanderbilt et des Astor. Très belle reconstitution de la ville.

Un thriller emblématique

Marathon Man, John Schlesinger (1976) : un jeune étudiant est poursuivi par un ancien nazi car il possède des documents compromettants. On reconnaîtra sans peine le quartier de l’université Columbia, le Lincoln Center et le réservoir de Central Park.

Le cinéma noir moderne

Do the Right Thing, Spike Lee (1988) : tourné à Bedford-Stuyvesant, à Brooklyn, ce film met le doigt sur un problème douloureux : la cohabitation des différentes communautés.

Un classique

West Side Story, Robert Wise (1960) : Roméo et Juliette adapté aux communautés irlandaise et portoricaine de Hell’s Kitchen. Tourné dans les rues de New York. Les immeubles ont été depuis rasés pour laisser place, entre autres, au Lincoln Center dans le bas de l’Upper West Side.

Une déclaration d’amour à la ville

Manhattan, Woody Allen (1980) : une ode amoureuse à sa ville de naissance, même si Allen est natif de Brooklyn. Un noir et blanc sublime qui s’accorde merveilleusement bien à la musique de Gershwin. Le lever de soleil vu à travers le pont de la 59th St. est un poème.

Les “New York” de Martin Scorsese

S’il est un réalisateur profondément new-yorkais, c’est bien Martin Scorsese. A l’instar de Woody Allen, la métropole est le théâtre de ses films les plus marquants.

Mean Streets nous plonge dans un Little Italy peuplé de truands à la petite semaine. Taxi Driver nous rappelle qu’il y a 25 ans, Times Square était un quartier mal famé, avec son cortège de bars louches, de sex-shops et de prostituées. Les décors délirants et colorés de New York, New York dépeignent le Broadway des années 1945-46. Dans After Hours, on retrouve SoHo de nuit en 1985, quand c’était encore un quartier habité par les artistes underground. Les affranchis présentent un Brooklyn typiquement mafieux. A tombeau ouvert offre un voyage hallucinant avec ses courses effrénées en ambulance sur Seventh Avenue et ses arrivées fulgurantes au Saint Vincent’s Hospital. Gangs of New York, son prochain film, est une reconstitution minutieuse de Five Points (Lower East Side) en 1850, quand les gangs irlandais et italiens, fraîchement arrivés, s’affrontaient.

A travers son œuvre, Scorsese a su très justement reproduire l’atmosphère de ces quartiers qui constituent la mosaïque new-yorkaise.

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